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Rencontre avec Maïa Vidal, une artiste magnétique à la pop éclectique

Notre chroniqueuse Pauline lui a posé 20 questions

Publié le 24 mai 2016 Pauline Ecrit par Pauline
Rencontre avec Maïa Vidal, une artiste magnétique à la pop éclectique

Compositrice, musicienne, auteure et interprète, Maïa Vidal n'en finit pas de se renouveler. Déjà 3 albums à son actif, l'artiste de 28 ans au talent infatigable continue son ascension musicale tout en gardant un œil sur "les signes de l’univers" qui influencent et orientent parfois ses choix artistiques et personnels.

A la question "d’où viens-tu?", Maïa Vidal répond souvent "c’est compliqué!" . L’artiste au mille visages et au talent infatigable vient en effet d’un peu partout. Née en Californie d'un père français et d’une mère américaine elle-même "moitié japonaise moitié allemande", Maïa a grandi à Ithaca, une petite ville à quelques heures de New York. Fière de sa double nationalité, elle a profité d’un riche mélange culturel au rythme de ses étés passés à Montpellier et au Japon.


Après des études d’arts plastiques à Montréal, Maïa s’est envolée pour l’Europe : "J’ai habité Paris un moment et aujourd'hui j’habite à Barcelone, mais je partage mon temps entre Barcelone, New York et Montpellier". 

Entre la France, le Japon et les Etats-Unis en passant par le Canada, Maïa s’est forgée un univers musical captivant dans lequel vocalises éthérées et parfois mystiques dévoilent une écriture et un son propres à chaque album.

C’est dans un
français parfait moucheté d’anglais et d’espagnol que Maïa nous en dit plus.

Rencontre en 20 questions...

1. Tu as débuté la scène avec le punk lorsque tu avais 15 ans. Quel a été l'élément déclencheur ?

Comme plein de choses dans mon histoire musicale, c’était un peu un acte de rébellion. Mon premier instrument est le violon classique et à partir de 7 ans, j’allais régulièrement à l’orchestre. Un jour, j’ai demandé à mes parents d’arrêter parce ce n’était pas assez branché, mais ils ont refusé. J’ai donc trouvé la musique qui était complètement à l’opposé du classique : le punk. Avec 2 amies, on a monté Kiev, un groupe de punk. Nous étions 3 filles qui ne savaient pas jouer de leurs instruments. Nous apprenions chez nous car nous n’avions jamais pris de cours, moi j’avais trouvé une guitare basse dans le grenier de mes parents pour m’entraîner. C’était assez formateur comme expérience car on ne faisait pas que des reprises, nous composions aussi nos propres titres. J’étais la bassiste et la chanteuse, même si je criais plus que je ne chantais, donc je m’occupais le plus souvent de la compo. C’était ma première expérience avec l’écriture et j’ai appris à trouver ma place sur scène ce qui n’est pas toujours évident. Cette énergie était devenue ma raison d’être au lycée. 

2. Et puis il y a eu cette publicité de Coca Cola...

A 16 ans, nous sommes devenues encore plus célèbres lorsque Coca Cola a fait une pub basée sur notre vie. C’était hyper bizarre car on nous filmait dans nos chambres, aux répétitions, dans ma voiture, c’était surréel pour nous. On a vu débarquer une équipe de 30 personnes pour venir travailler sur cette pub, et le lendemain matin nous étions dans le journal, des vraies célébrités locales ! 


3. Vous vous êtes séparées à 18 ans. Pourquoi as-tu décidé de poursuivre une carrière solo ?


On a arrêté car nous avions toutes envie d’aller à l’université. De mon côté je me suis dit que j’allais arrêter la musique complètement, car la scène punk peut être assez agressive. En tant que fille de 16 ans, tu as l’impression de devoir être encore plus hardcore, plus punk pour prouver et revendiquer ton droit d’être là. Je suis allée à Montréal étudier les arts plastiques pendant 3 ans, sans musique. La musique avait été toute ma vie, toute mon adolescence, et je sentais que j’avais besoin de prendre mes distances. J’ai essayé de m’exprimer d’une autre manière avec le dessin, la sculpture, l’animation et je me suis intéressée à un art plus conceptuel. Puis j’ai fini par revenir à la musique à travers un projet plus art conceptuel que musical. Je faisais des versions de chansons de Rancid, un groupe punk, mais je voulais faire des versions qui n’avaient rien à voir, les revisiter à l’extrême pour créer une essence opposée. J’ai réfléchi à l’opposé du punk: l’accordéon, le xylophone, le violon, des choses douces, enfantines et féminines. Au début c’était ironique de donner de l’importance à des choses plus délicates et féminines qui n’ont rien à voir avec le punk. Je voulais montrer ce côté naïf, délicat et vulnérable à la base. Je n’avais jamais pensé les jouer en live ensuite, c’était juste un petit projet (ainsi qu’une tentative d’attirer l’attention du chanteur de Rancid, ce qui a marché d’ailleurs car on nous nous sommes rencontrés!)

Au moment où tu te rends compte que l’univers te donnes des signes, tu sais que tu es au bon endroit.

4. Pourquoi avoir choisi d’habiter à Barcelone ?

C’était une découverte. J'ai fait mon Erasmus à Barcelone et j’ai commencé à jouer dans les bars. J’avais vu l’Auberge Espagnole de Cédric Klapish et je me suis dit que je voulais faire ça aussi. J’ai réalisé petit à petit que j'aimais monter sur scène en solo et montrer ma vulnérabilité et j’ai commencé à composer de nouveaux titres. C’était mon dernier semestre à Barcelone, j'avais fini mes études et je ne voulais pas faire un autre hiver à Montréal. Et puis j’ai rencontré des musiciens, fait des collaborations, avec les studios aussi, tout s’est mis en place naturellement alors qu’à la base je ne devais pas rester ici. Je sentais que j’étais au bon endroit, comme si l’univers me donnait des signes (rires). Au moment où tu te rends compte que l’univers te donne des signes, tu sais que tu es au bon endroit. J’avais dit que je n’écrirais plus rien, mais au final j’ai continué et je n’ai pas encore arrêté!

5. Ta musique est maintenant trèèès éloignée du punk, comment décrirais-tu ton style?

On me demande ça souvent et c’est vrai que c’est difficile à décrire. D’un album à l’autre, j’utilise beaucoup d’instruments différents, je change aussi de style et de rythme. J’ai créé ce genre que j’appelle l’eclecto pop. Au final c’est du pop, ce qui ne veut strictement rien dire, et éclectique qui veut dire tout. C’est du rien et du tout. J’ai eu la chance de pouvoir expérimenter avec des types de musique et des sonorités différentes. C’est toujours du pop car ce sont des chansons de 3-4 min, il y a un refrain et une construction type, mais en même temps j’ai beaucoup exploré dans ce cadre assez large. Mon premier album était presque exclusivement acoustique avec des sonorités plus enfantines, nostalgiques et mélancoliques, quelque chose de très jeune. Avec mon 2e album, je voulais faire un peu l’inverse. Ça c’est aussi l’histoire de mes compositions car je vais toujours à l’opposé de ce que j’ai fait avant. Mon 2e était du coup très lyrique, les arrangements étaient plus baroques, plus sombres et je voulais expérimenter avec des thèmes plus profonds. Le 3e est donc beaucoup plus pop car j’ai voulu jouer avec l’électro et faire quelque chose que je n’avais jamais fait. C’est pour ça que pour décrire ma musique j’ai besoin d’un genre très vaste parce qu'il me faut de l'espace pour expérimenter et pour m'exprimer. 

6. Ton 4e album sera alors à l’opposé de ce que tu as fait jusqu’à présent ?

C’est toujours la question. J’ai toujours essayé d’avoir une certaine fraîcheur dans ma composition. Je me laisse créer sans penser, je laisse l’inspiration me guider. Je ne sais pas comment sera mon prochain album mais je me souviens qu’après l’enregistrement de mes 2 premiers albums, je n’avais pas envie de les réécouter alors qu’avec mon 3e album par exemple, je n’ai pas eu ce rejet. Je crois que c’est dû au fait que les chansons sont sorties de moi d’une manière naturelle. A présent je vais toujours préférer les chansons spontanées. Dans You’re the Waves, j’ai éteint mon cerveau et j’ai écrit en prenant la première idée sans la repenser. Ces chansons n’ont donc toujours pas vieilli pour moi car c’est comme si elles étaient de quelqu’un d’autre. Elles sont sorties toutes seules, elles ont toute une vie, une identité à elles, une autonomie.


7. Sur scène tu joues beaucoup d’instruments, du violon à l’accordéon en passant par la harpe, tu as appris à en jouer seule ?

J’ai eu de la chance car mes parents m’ont forcée à faire du violon très jeune et c’est un instrument très compliqué. Ça te prépare à n’importe quel autre instrument je pense. Pour chaque album j’ai changé d’instrument parce je trouve que chaque instrument me donne une personnalité de composition différente. L’accordéon par exemple m’entraîne vers la valse, donc j’ai un peu suivi ça. J’aime aussi changer d’instrument car si je reste toujours avec le même, j'ai l'impression de trop le connaître et ça devient plus difficile de découvrir des notes et des arrangements moins conventionnels. Avec le dernier album, j’ai appris le clavier, mais comme je n’ai pas de base c’est un jeu un peu inconscient, parfois naïf et ça j’aime bien. Peut-être que pour le prochain album il faudra trouver un autre instrument, ou en inventer un !

     


Les chansons sont tombées de moi

8. Parmi tes 3 albums, y'en a-t-il un qui a été plus difficile à enregistrer ?

Enormément. Le deuxième album a été une bataille pour moi. Je l’ai écrit en été dans les moments les plus intenses de la tournée du premier album. On était toujours en avion ou dans des hôtels et je voulais absolument continuer à écrire. Mais je crois qu’il faut faire une pause pour faire un album, c’est mieux de prendre le temps et de ne pas être en tournée. J’étais dans 2 mondes trop différents, le montre introverti de l’écriture et celui de la tournée où tu es rarement seule. En plus je voulais dire quelque chose avec cet album, et ça c’est le piège. Si je pars avec un objectif ça ne marche pas pour moi. C’est pour ça que You’re The Waves est sorti tout seul à travers un processus complètement différent. Les chansons sont vraiment tombées de moi, j’étais ouverte à la collaboration et complètement décomplexée.


9. Quand est-ce que tu te sens plus productive et créative ? En tournée ? Chez toi au calme ?

Ça dépend en fait, car c’est sûr que j’ai eu des moments où le mouvement physique (l'avion, le train) a généré une mélodie qui arrive et qu’il faut saisir. Mais si je suis chez moi et que je commence à m’ennuyer ce n’est pas bon non plus, j’ai tellement l’habitude d’être à fond que ça peut être difficile aussi. En fait j’ai comme des vitesses différentes et pour aller de la vitesse tournée à la vitesse composition il faut décompresser et prendre le temps. Des fois je me consacre à mes vidéos pendant 2 ou 3 semaines, je sens que je suis dans mon monde et que je ne peux faire que ça. Etre musicien ou artiste, je pense que c’est savoir adopter des personnalités différentes et prendre le temps de passer de l’une à l’autre. Sur scène il faut être extravertie et tout donner mais il faut aussi pouvoir aller chercher en toi quelque chose de beau et de vrai pour trouver l’inspiration. Enregistrements, tournée, promotion, presse : je suis une personne différente dans tous les stages de la production.

10. Que ce soit les compositions, arrangements et clips vidéo, tu t’occupes de tout. Est-ce important pour toi d’avoir la main sur la vision d’ensemble qui accompagne la musique ?

Oh oui. Lorsque j’étudiais les arts plastiques, je trouvais toujours que ça manquait de musique, tout comme je pense que dans la musique il faut du visuel. Donc en faisant ce projet qui a toujours lié image et musique, j’ai voulu créer un univers pour chaque album. D’ailleurs c’est pour ça que j’ai halluciné avec Lemonade de Beyoncé qui offre une heure de visuel. Quand je fais un album je vois un film, c’est une histoire de chanson en chanson et un voyage qui a besoin de visuel. Mes intérêts visuels et musicaux se mélangent toujours.

11. Il y a un personnage intriguant qui revient beaucoup dans tes derniers clips, notamment "Bones" et "Islands of You and Me". Qui est-ce ?

Il est extraordinaire. Il a un visage et un regard incroyable. On a tourné le clip de "Bones" à Ithaca un été, et on recherchait un acteur pour le rôle du garçon. Quelqu’un s’était désisté donc on était sans rien. On voulait aller chercher dans les bars, et c’est en route dans ma voiture que je l’ai aperçu en train de faire du jogging. Je lui ai couru après et ça s’est fait comme ça. On a aussi fait le clip Islands of You and Me par la suite, les chansons de You’re The Waves sont venues d’une histoire d’amour qui m’a bouleversée et jusqu’à maintenant je n’avais jamais dirigé d’autres personnes dans mes vidéos. C’était une expérience intéressante de travailler avec quelqu’un, on a partagé quelque chose de très beau. Il a un truc avec la caméra et je me sens un peu comme une réalisatrice qui fait passer des castings!


12. Y a-t-il un titre particulièrement important pour toi dans tes 3 albums?  


C’est difficile de choisir, mais je dirais
Wander, du 2e album. J'ai écrit ce titre alors que je venais juste de dire revoir à ma mère après un été passé aux Etats-Unis. Ma mère c’est aussi ma meilleure amie, on a beaucoup de chance de pouvoir collaborer ensemble pour mes clips, les photos et pochettes de disque. J’étais dans l’avion sur le point de décoller lorsque d’un coup la chanson est arrivée. Il fallait que tous les appareils soient éteints au décollage et je n’avais rien sous la main mais je ne voulais surtout pas perdre la mélodie. J’ai donc tout retranscrit sur papier grâce à mes années de solfège, rythme, accords, notes, et la chanson était terminée en 30 minutes. Quand on a pu enfin sortir les appareils j’ai commencé à tout taper sur ordinateur. La chanson parle du fait qu’on est toujours chez soi avec les personnes qu’on aime, et même si on voyage et on est loin, on finit toujours par revenir. C’était un moment fort pour moi. Je ne pouvais pas laisser filer cette mélodie qui m’était tombée dessus naturellement. D’ailleurs le clip je l’ai fait avec ma mère aussi. C’est une chanson spéciale.

J’adore me sentir éprise d’un album, impuissante et désarmée, mais en même temps c’est épuisant.

13. Trouves-tu l’inspiration essentiellement dans la musique, ou est-ce que d’autres médium t’influencent comme le cinéma, la photo ou autre ?

Ça peut arriver à n’importe quel moment. Mais je crois que lorsqu’une chanson sort comme ça tout seul, c’est surtout dans des moments d’émotions. Une chose est sûre, j’ai un peu une relation bizarre avec la musique. La musique a un pouvoir énorme sur moi. Parfois je n’écoute pas de musique pendant une semaine simplement parce que j’ai besoin de ne rien entendre lorsque je fais un album pour ne pas être influencée. Alors que parfois je veux être influencée. Ca m’arrive beaucoup d’écouter quelque chose qui m’obsède pendant des jours. Le dernier album de Beyoncé par exemple m’a bouleversé dès la première note. J’adore me sentir éprise d’un album, impuissante et désarmée mais en même temps c’est épuisant! J’ai donc cette relation bizarre avec la musique. S’il y a quelque chose que j’aime, je l’écoute en boucle, mais vraiment. C’est obsessif. Ça me donne envie de m’exprimer. Les arts ont un effet bouleversant de toute façon.

14. Qui sont les artistes ou interprètes que tu admires particulièrement ?

En fait ça dépend du moment. Beyoncé par exemple je ne suis pas fan tout le temps. Je ne connais pas énormément ses autres chansons d'ailleurs. Mais là maintenant tout de suite, Lemonade c’est merveilleux. Ce que j’ai aimé aussi dans son album c’est qu’elle a collaboré avec James Blake que j’adore aussi. Donc deux artistes que j’aime ensemble, c’est super. Je n’ai pas écouté son dernier album à James Blake d’ailleurs, je ne suis peut-être pas encore prête! En général je ne suis pas vraiment à l’affût des nouveaux artistes ou des nouvelle sorties, je suis assez out of the loop

15. Avec le recul, est-ce que tu dirais que ça a été difficile pour toi d’en arriver là ?

Oui et non. Sur le papier ça a été plutôt facile, j’étais au bon endroit au bon moment. J’ai commencé à jouer et tout s’est fait très vite. C’était organique et naturel, mais émotionnellement c’est toujours un peu difficile. Il y a la musique d’un côté et après le business de l'autre qui n’est pas toujours gentil mais j’essaye de ne pas trop être affectée par ce côté là. Je trouve que tout a été tout de même assez naturel, ce qui m’a toujours confirmé que j’étais au bon endroit et que je devais continuer. J’écoute les signes !

16. Quel conseil donnerais-tu à des jeunes artistes qui débutent et qui voudraient percer dans le métier ?

Je pense qu’il faut aimer ce qu’on fait. A chaque moment de ma carrière, j’ai toujours aimé ce que je faisais. Je n’ai jamais fait quelque chose juste parce qu’il fallait vendre. Si tu aimes ce que tu fais, ce n’est pas trop grave si ça ne marche pas tout de suite car tu sens que c’est la seule chose que tu aimes dans ce monde. C’est important parce qu’il y aura des refus, des moments difficiles, mais il faut savoir pourquoi tu le fais, et si tu le fais parce que tu aimes, c’est parfait. Parfois tu fais un concert devant un grand public et tu as le sentiment d’être une superstar et puis le lendemain tu joues un truc super nul et moche. C’est comme ça tous les jours, tu n’a jamais vraiment que du bien. Il y a des hauts et des bas.. Le secret c’est de ne pas perdre la foi. 

Avant les concerts, j’ai aussi besoin d’être seule

17. Quel est ton meilleur souvenir de concert ?

Quand on a ouvert le festival Roskilde au Danemark, on était dans le noir complet, on ne voyait rien. C’était le premier album donc une musique plutôt calme, et comme c’est un gros festival avec des gros groupes en tête d'affiche on pensait que les gens voulaient surtout bouger. Et tout à coup le public a sorti des cierges magiques. Il y en avait partout c’était hallucinant, un moment vraiment magique.


18. As-tu un rituel avant de monter en scène ?

Je n’ai pas beaucoup de rituels dans la vie normale, mais quand j’ai commencé à faire des tournées j’écoutais une playlist de musiques dynamiques pour me donner de l’énergie. Avant les concerts, j’ai aussi besoin d’être seule, au moins 30 minutes avant le concert, je me retire. J’ai besoin d’être dans mon monde, je me maquille, j’écoute ma musique et ça marche.

19. Si tu n’avais pas fait ce métier qu’est-ce que tu penses que tu aurais fait d’autre ?

C’est une bonne question. J’aimerais penser que j'aurais pu faire quelque chose de pas créatif mais je crois que non. Quand je suis arrivée à Barcelone je pensais faire un Master en animation ou cinéma. Je crois que j’ai toujours aimé écrire. Quand j’étais petite je m’imaginais journaliste, avec un stylo et un carnet de notes en cuivre (rires), j’avais aussi écrit quelques pièces de théâtre. Je pense que ça aurait été actrice, ou quelque chose dans le cinéma ou la photographie. J’ai adoré étudié les arts plastiques mais c'était plus difficile de m’exprimer visuellement. La musique est beaucoup plus simple pour moi.

20. Tu travailles sur quoi en ce moment ? Quels sont tes projets à venir ?
 

Je commence à écrire mais je continue à faire des tournées, surtout en Espagne. Pour le moment mon projet c’est d’accumuler les expériences pour avoir de la matière et m'en inspirer après quand j’aurai plus de temps.

Le questionnaire!

  • Une règle d'or, une devise
    Everything happens for a reason

  • Le meilleur conseil que l'on t'ait donné?
    Ma grand-mère qui est artiste m’a dit un jour : "si tu as quelque chose à dire c’est ton devoir de l’exprimer" 

  • Quelque chose dont tu ne peux pas te passer dans ta journée ?
    Le café !

  • La chanson que tu écoutes en boucle en ce moment ?
    Sorry de Beyoncé

  • Ton film préféré ?
    La dernière fois que j’avais un film préféré, c’était La science des rêves de Gondry

  • Tes endroits favoris à Paris ?
    Le Parc des Buttes-Chaumont

  • A quoi ressemble une journée parfaite/type ?
    C’est toujours un peu différent mais généralement je me réveille, je prends mon café et j’écris un peu dans mon journal. Ensuite, si je suis en tournée, on va répéter chez mon batteur qui habite juste à côté. On reprend un café, on cuisine et on continue à jouer jusqu’en fin de journée. Et puis le soir je vais voir un concert ou je regarde un film tranquille chez moi. Je suis très casanière.

  • Pour toi, 2016 sera l’année de...
    La redécouverte !

Si tu aimes ce que tu fais, ce n'est pas très grave si ça ne marche pas tout de suite

Pour suivre l’actualité de Maïa Vidal c’est par ici et par là
Retrouvez aussi ses 3 albums sur itunes.


A vos écouteurs!

Source image : maiavidal.com ; lesinrocks.com ; longueurdondes.com ; paulette-magazine.com ; sourdoreille.net ; ourse.fr ; lestreizesarches.com ; higherplainmusic.com ; generationelles.com ;

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