En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.

L'Odyssée, le film qui fait revivre Cousteau

Son bonnet rouge nous avait manqué...

Publié le 7 oct. 2016 Ecrit par Jules
L'Odyssée, le film qui fait revivre Cousteau

Il sort le 12 octobre. Signé Jérôme Salle, avec Lambert Wilson, Pierre Niney et Audrey Toutou en guest-stars, le film "l'Odyssée" ressuscite notre explorateur et océanographe préféré des années 80-90 : le mythique Jean-Jacques Cousteau. Voici 5 bonnes raisons d'aller voir le film...

Mais d'abord, le pitch : 1948. Jacques-Yves Cousteau, sa femme et ses deux fils, vivent au paradis, dans une jolie maison surplombant la mer Méditerranée. Mais Cousteau ne rêve que d’aventure. Grâce à son invention, un scaphandre autonome qui permet de respirer sous l’eau, il a découvert un nouveau monde. Désormais, ce monde, il veut l’explorer. Et pour ça, il est prêt à tout sacrifier.

1. Des couleurs choisies

Le travail plastique du début autour des couleurs jaune, rouge et bleu permet d'évoquer une certaine idée de l’enfance, voire d’un paradis perdu, qui nous rappelle que le monde sauvage et vierge dans lequel nous sommes nés dépérit jour après jour.

2. Le travail sur la lumière

Le travail sur la lumière, qui change en adéquation avec les différentes époques du film, nous a tout bonnement émerveillés. Le film est littéralement gorgé de lumière et les prises sous-marines d’une netteté et d’une poésie exceptionnelle.

3. Un scénario linéaire et humain

Beaucoup de choses à dire à propos du scénario. Tout d’abord, il nous montre la part sombre et méconnue de Jacques Cousteau, offrant du même coup une dimension plus humaine au mythe. Nous découvrons aussi Philippe, le fils qui entre admiration et rejet, finit par marcher dans les pas de son père, allant jusqu’à l’influencer à la fin de sa vie. Le personnage de Simone, brusque et douce à la fois, ballotée entre son mari et ses enfants, attachée à la Calypso plus qu’à toute autre chose, est bouleversant. En parcourant trente ans de la vie de Jacques Cousteau, le film parvient à nous montrer la complexité de sa quête : de l’exaltation des débuts aux déboires financiers, de l’anonymat à la célébrité, de la prouesse technique à la prise de conscience écologique, etc. Une seule réserve, parcourir une période si large empêche parfois de s'attarder sur des moments de vie, leur complexité, leurs émotions futiles ou sombres. 

3. Des acteurs qu'on adore

Les acteurs sont tous très bons et incarnent les personnages avec beaucoup de sensibilité, on retient la voix de Lambert Wilson, les sursauts de colères d’Audrey Tautou, la quête perpétuelle du regard paternel chez Pierre Niney.

4. Une mise en scène huilée

La mise en scène, très dynamique, parvient à retranscrire l’exaltation qu’a pu être cette aventure. La caméra flotte dans les airs, plonge sous l’eau, offre de longs travellings sur des enfants qui courent, épouse les formes des bateaux, des buildings, des personnages. Elle sait aussi s’assagir en filmant l’immensité d’une mer d’huile ou l’intimité d’un visage.

La reconstitution historique, entre pittoresque et réalisme, est très réussie. La direction artistique est sublime. Costumes, décors et accessoires nous font revivre les plateaux télé de l’époque, le New York des années 60, l’évolution des technologies, etc.

Les effets spéciaux, rares et imperceptibles, ajoutent une dimension poétique au film. Les bancs de poissons (jaune, rouge, bleu - encore) donnent une touche féérique aux plongées en famille du début du film. Le vieillissement d’Audrey Tautou est très réussi - chose pourtant rare au cinéma où l’on ne perçoit la plupart du temps que des acteurs ridiculement grimés. 

5. Le message

Pour finir, la portée écologique qui survient à la fin du film comme le résultat d’une prise de conscience lente, tardive, mais nécessaire par Jacques Cousteau, renvoie au public (et à nos sociétés industrielles) comme un miroir nous rappelant que ce monde sublime, coloré et vivant, est en train de disparaître.

 L'odyssée, de Jérôme Salle sortie le 12 octobre 2016

Source image : Coco Van Oppens, Wild Bunch

Article rédigé par :


Vous avez aimé cet article ? Partagez-le avec vos ami(e)s !


Devenez chroniqueuse !

Laissez parler votre plume et rejoignez l'aventure Copines du Web!

Je contribue


Les dossiers liés